---
title: "Les États-Unis proposent un crédit d’impôt pour les brasseries qui donnent leurs drêches"
description: "Le Brews to Barns Act accorderait aux petites brasseries américaines 8 cents par livre de drêches données à des fermes, avec un plafond de 35 000 dollars par an."
url: https://www.thebeertimes.com/fr/brews-to-barns-act-credit-impot-dreches-brasseries-etats-unis/
date: 2026-10-25
modified: 2026-10-25
author: "Carlos Uhart M."
image: https://www.thebeertimes.com/wp-content/uploads/2026/10/brews-to-barns-act-vacas-bagazo-establo.jpg
categories: ["Actualités", "Business"]
tags: ["Actualité", "Affaires", "Brewers Association", "Drêches", "États-Unis", "Impôts"]
type: post
lang: fr
---

# Les États-Unis proposent un crédit d’impôt pour les brasseries qui donnent leurs drêches

À la fin de chaque brassin, dans une petite brasserie de n’importe quelle ville des États-Unis, quelqu’un vide la cuve d’empâtage et charge dans une camionnette l’orge humide et tiède qui, quelques heures plus tard, finit dans la mangeoire d’une ferme voisine, souvent sans que personne n’en tire un seul dollar.

![Vaches laitières mangeant dans une étable, destination habituelle des drêches de brasserie que récompense le Brews to Barns Act](https://www.thebeertimes.com/wp-content/uploads/2026/10/brews-to-barns-act-vacas-bagazo-establo.jpg)*Des drêches pour nourrir les vaches laitières.*

C’est ce trajet quotidien que le Brews to Barns Act, présenté le 22 octobre 2026 à la Chambre des représentants, veut récompenser par un crédit d’impôt imputable sur le droit d’accise fédéral sur la bière.

Le texte porte la signature du républicain Mike Kelly, de Pennsylvanie, et du démocrate Brad Schneider, de l’Illinois, tous deux membres de la commission des voies et moyens (Ways and Means), là où s’écrivent les lois fiscales de la Chambre.

Il prévoit 8 cents par livre de drêches données pour un usage agricole, mesurée en poids sec, avec un plafond de 35 000 dollars par an et par brasserie.

Glenn Thompson, président de la commission de l’agriculture, le cosigne aussi aux côtés de Marilyn Strickland, coprésidente du caucus des petits brasseurs de la Chambre (House Small Brewers Caucus), sur une liste que complètent Jeff Hurd, John Larson et Josh Riley.

Cela fait trois républicains et quatre démocrates, un mélange peu courant dans un Congrès où presque rien en matière fiscale n’avance avec le soutien des deux partis.

## Que sont les drêches et pourquoi finissent-elles dans les fermes ?

Les drêches sont ce qui reste du malt après l’empâtage, quand l’eau chaude a déjà extrait les sucres que la levure transformera en alcool et qu’il ne subsiste au fond de la cuve qu’une pâte humide d’enveloppes, de protéines et de fibres.

Chaque baril de 31 gallons, soit environ 117 litres de bière, génère plus de 65 livres de drêches, près de 30 kilos.

À l’échelle nationale, les brasseries américaines produisent environ 4,7 millions de tonnes métriques de drêches par an, un résidu qui, avec [l’eau que consomme chaque litre de bière](https://www.thebeertimes.com/cuantos-litros-de-agua-se-necesitan-para-elaborar-un-litro-de-cerveza/), définit l’empreinte environnementale d’une brasserie. Près de 90 % sont déjà réutilisées, surtout comme aliment pour le bétail ou comme compost.

Hors de la ferme, les drêches connaissent d’autres vies, de [la nouvelle génération de probiotiques](https://www.thebeertimes.com/el-potencial-del-bagazo-de-cerveza-en-la-nueva-generacion-de-probioticos-resistentes/) aux essais pour [combattre les infections bactériennes chez les saumons](https://www.thebeertimes.com/bagazo-cervecero-como-alternativa-para-combatir-infeciones-bacterianas-en-salmones/). Ce sont des usages prometteurs qui n’absorbent encore qu’une infime fraction du volume qui part chez les vaches.

## Pourquoi donner ses drêches coûte-t-il de l’argent à une brasserie ?

Les grandes brasseries disposent d’un marché commercial où vendre leurs drêches par camions entiers, tandis que les petites les cèdent gratuitement ou presque aux agriculteurs du coin, en assumant elles-mêmes la manutention et le transport.

L’éleveur nourrit son bétail à peu de frais tandis que la décharge échappe à un résidu qui, pour chaque tonne enfouie, représente environ 513 kilos d’équivalent CO₂.

Si vous êtes déjà passé devant une brasserie de quartier à la fin d’une journée de brassage, vous avez peut-être vu les fûts de drêches attendre devant la porte l’arrivée de l’éleveur. Derrière cette scène se cachent des heures de travail et du carburant que la brasserie paie de sa poche sans que rien de tout cela n’apparaisse en sa faveur dans la comptabilité.

Jason Lavery, cofondateur de Lavery Brewing Company à Erie, en Pennsylvanie, l’a exprimé dans le communiqué qui accompagnait la présentation du texte.

> Donner ces drêches aux agriculteurs est une chose dont nous sommes fiers, mais cela demande aussi du temps et des ressources. Le Brews to Barns Act nous apporterait un allègement fiscal significatif que nous pourrions réinvestir directement dans notre brasserie.

## Combien une brasserie pourrait-elle économiser ?

Les petites brasseries américaines paient un taux fédéral réduit de 3,50 dollars par baril sur leurs 60 000 premiers barils, si bien qu’une maison qui produit 2 500 barils par an doit au fisc environ 8 750 dollars à ce titre.

Selon les calculs de la Brewers Association, si elle donne toutes ses drêches pour un usage agricole, elle pourrait générer assez de crédits pour ramener cette facture à zéro.

Avec 5 000 barils, l’économie potentielle monte à 17 500 dollars par an, alors que les brasseries plus grandes butent sur le plafond de 35 000. Comme le crédit ne peut jamais dépasser ce que la brasserie doit en droit d’accise, personne ne recevrait de chèque du Trésor pour avoir donné son grain.

![Guía Práctica Catar Cerveza Amazon](https://www.thebeertimes.com/wp-content/uploads/2025/05/Catar-cerveza-300x300.jpg)

[Guía práctica para catar cerveza: Cómo apreciar correctamente todas las cervezas del mundo](https://amzn.to/3LddZmQ)

[Comprar en Amazon](https://amzn.to/3LddZmQ)

Pour atteindre ce plafond, il faut donner une quantité de drêches qui, en poids sec, avoisine les 200 tonnes par an.

\text{livres pour le plafond} = \dfrac{35\,000}{0{,}08}

= 437\,500 \text{ livres} \approx 198 \text{ tonnes}

En additionnant toutes les petites brasseries indépendantes du pays, la Brewers Association estime que la loi pourrait leur rendre jusqu’à 38 millions de dollars par an.

## Qu’est-il advenu de la version de Pennsylvanie ?

L’idée a d’abord été testée en Pennsylvanie, où le représentant de l’État Ryan Bizzarro a porté un projet du même nom, le HB 2234, que la Chambre de l’État a adopté le 23 juin 2026 par 196 voix contre 6 et qui attend désormais son tour au Sénat.

La version de l’État est deux fois plus généreuse que la version fédérale, avec 16 cents par livre sèche, même si elle plafonne à 5 millions de dollars par an le total de tous les crédits.

Que deux des promoteurs du projet fédéral, Kelly et Thompson, viennent de ce même État ne semble pas relever du hasard. La Pennsylvanie allie une longue tradition brassicole à un monde laitier qui connaît bien la valeur d’un aliment bon marché pour ses vaches.

## Arrive-t-il à temps pour la bière artisanale américaine ?

La proposition arrive alors que la bière artisanale américaine perd du volume depuis plusieurs années et que les fermetures s’accumulent, avec des cas aussi retentissants que celui de [Rogue Ales, qui a annoncé la fin de ses activités après 37 ans](https://www.thebeertimes.com/rogue-ales-anuncia-el-cierre-definitivo-de-sus-operaciones/). Bart Watson, président de la Brewers Association, a défendu la loi en ces termes.

> Le Brews to Barns Act offre un allègement fiscal concret qui permettrait aux brasseurs de réinjecter davantage d’argent dans leurs entreprises.

Trente-huit millions de dollars par an répartis entre des milliers de brasseries ne sauveront personne de la faillite, mais ils récompensent une chose que le secteur faisait gratuitement bien avant que quelqu’un n’invente l’expression économie circulaire. Existe-t-il une façon moins coûteuse d’aider une industrie que de la payer pour ce qu’elle fait déjà bien ?

## Quand pourrait-il entrer en vigueur ?

Pour l’instant, le Brews to Barns Act n’est qu’une proposition de loi, qui doit passer par les commissions, être votée à la Chambre des représentants puis au Sénat avant d’arriver à la signature présidentielle.

En attendant, la Brewers Association, qui en a fait sa priorité pour 2026 et l’a placé au cœur de la visite d’une centaine de brasseurs au Capitole en février, cherchera à rallier davantage de signatures des deux partis.

D’ici là, les drêches continueront de sortir chaque après-midi par la porte de derrière des brasseries en direction des étables, encore tièdes et sentant le pain, comme toujours.

## Questions fréquentes (FAQ)

### 1. Qu’est-ce que le Brews to Barns Act ?

Il s’agit d’une proposition de loi fédérale présentée le 22 octobre 2026 à la Chambre des représentants des États-Unis par Mike Kelly et Brad Schneider. Elle crée un crédit d’impôt imputable sur le droit d’accise fédéral sur la bière pour les petites brasseries qui donnent leurs drêches à des fermes pour un usage agricole.

### 2. Combien une brasserie recevrait-elle pour le don de ses drêches ?

Le crédit est de 8 cents par livre de drêches données, mesurée en poids sec, avec un plafond de 35 000 dollars par an et par brasserie. Il n’est pas remboursable, car il ne peut jamais dépasser ce que la brasserie doit en droit d’accise fédéral.

### 3. Que fait-on aujourd’hui des drêches de brasserie aux États-Unis ?

Les brasseries américaines produisent environ 4,7 millions de tonnes métriques de drêches par an. Près de 90 % sont déjà réutilisées, principalement comme aliment pour le bétail ou comme compost. Les petites brasseries les donnent généralement à des fermes voisines en prenant à leur charge la manutention et le transport.

### 4. Le Brews to Barns Act est-il déjà une loi ?

Pas encore. Le projet fédéral doit passer par les commissions et être adopté par la Chambre des représentants et le Sénat. En Pennsylvanie, il existe une version de l’État, le HB 2234, que la Chambre de l’État a adoptée en juin 2026 et qui attend le vote du Sénat de l’État.

## Nous recommandons

- [L’Asociación Cervecera Independiente de Chile (ACI) présente son nouveau directeur exécutif](https://www.thebeertimes.com/fr/aci-chili-fabian-lara-directeur-executif-taxe-biere/)
- [Que sont les PFAS et pourquoi leur présence dans la bière devrait vous inquiéter ?](https://www.thebeertimes.com/fr/pfas-dans-la-biere-que-sont-ils-eau-du-reseau/)
