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title: "La bière nettoie-t-elle les reins ? Un regard médical sur un mythe populaire"
description: "Qu'en est-il vraiment d'un point de vue médical et scientifique ? Examinons les preuves, passons en revue les risques et voyons si la bière aide réellement les reins ou leur nuit."
url: https://www.thebeertimes.com/fr/la-biere-nettoie-t-elle-les-reins/
date: 2025-05-29
modified: 2026-10-14
author: "Carlos Uhart M."
image: https://www.thebeertimes.com/wp-content/uploads/2025/05/La-cerveza-limpia-los-rinones.jpg
categories: ["Santé"]
tags: ["Consommation de Bière", "Santé", "Science"]
type: post
lang: fr
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# La bière nettoie-t-elle les reins ? Un regard médical sur un mythe populaire

La bière ne nettoie pas les reins. Les études qui ont suivi des milliers de personnes pendant des années associent une consommation modérée à moins de calculs rénaux, ce qui est bien différent de dissoudre des calculs ou d’améliorer la fonction rénale.

![La bière nettoie-t-elle les reins](https://www.thebeertimes.com/wp-content/uploads/2025/05/La-cerveza-limpia-los-rinones.jpg)*La bière nettoie-t-elle les reins ?*

La croyance repose sur une observation de tous les jours, car on urine davantage quand on boit de la bière. On en vient alors à penser que le rein est en train de « se laver ».

Les données racontent quelque chose de plus nuancé. En quantités modérées, la bière n’est guère diurétique, le bénéfice contre les calculs provient d’études observationnelles et la consommation excessive d’alcool, elle, abîme bel et bien les reins.

Contenido

- [Pourquoi dit-on que la bière nettoie les reins ?](#Pourquoi_dit-on_que_la_biere_nettoie_les_reins)
- [La bière est-elle diurétique ?](#La_biere_est-elle_diuretique)
- [Que disent les études sur la bière et les calculs rénaux ?](#Que_disent_les_etudes_sur_la_biere_et_les_calculs_renaux)
- [La bière est-elle mauvaise pour les reins ?](#La_biere_est-elle_mauvaise_pour_les_reins)
- [Pourquoi la bière peut-elle favoriser un autre type de calculs ?](#Pourquoi_la_biere_peut-elle_favoriser_un_autre_type_de_calculs)
- [Boire de la bière aide-t-il en cas de colique néphrétique ?](#Boire_de_la_biere_aide-t-il_en_cas_de_colique_nephretique)
- [Qui devrait demander l’avis d’un médecin avant de boire de la bière ?](#Qui_devrait_demander_lrsquoavis_drsquoun_medecin_avant_de_boire_de_la_biere)
- [Questions fréquentes (FAQ)](#Questions_frequentes_FAQ)
  - [1. La bière est-elle bonne pour les reins ?](#1_La_biere_est-elle_bonne_pour_les_reins)
  - [2. La bière aide-t-elle à expulser les calculs rénaux ?](#2_La_biere_aide-t-elle_a_expulser_les_calculs_renaux)
  - [3. La bière sans alcool est-elle bonne pour les reins ?](#3_La_biere_sans_alcool_est-elle_bonne_pour_les_reins)
  - [4. Une personne en insuffisance rénale ou greffée du rein peut-elle boire de la bière ?](#4_Une_personne_en_insuffisance_renale_ou_greffee_du_rein_peut-elle_boire_de_la_biere)
  - [5. La bière chaude est-elle utile pour les reins ?](#5_La_biere_chaude_est-elle_utile_pour_les_reins)
- [Références](#References)
- [Nous recommandons](#Nous_recommandons)

## Pourquoi dit-on que la bière nettoie les reins ?

Le mythe mélange deux idées vraies prises séparément. Boire davantage de liquide réduit le risque de calculs rénaux. La bière, c’est avant tout de l’eau.

Le raccourci consiste à supposer qu’uriner plus revient à « nettoyer ». Le rein filtre le sang en continu et n’accumule pas de saletés qu’une boisson pourrait emporter.

La question utile n’est donc pas de savoir si la bière nettoie, mais quel rapport elle entretient avec les calculs et avec la fonction rénale.

## La bière est-elle diurétique ?

Beaucoup moins qu’on ne le croit. Dans un essai randomisé mené chez des hommes âgés, 30 g d’alcool sous forme de bière n’ont pas produit plus d’urine que le même volume de [bière sans alcool](https://www.thebeertimes.com/argumentos-a-favor-de-las-cervezas-sin-alcohol/), alors que le vin et les spiritueux ont bien provoqué un effet diurétique bref et faible (Polhuis et al., 2017).

L’effet de l’alcool sur les urines dépend aussi de votre état d’hydratation au départ.

Avec un litre de bière à 4 %, des volontaires bien hydratés ont uriné davantage qu’avec la version sans alcool. Chez des volontaires déshydratés, la différence n’était pas significative (Hobson et Maughan, 2010).

L’[envie d’uriner après quelques bières](https://www.thebeertimes.com/por-que-consumir-cerveza-aumenta-las-ganas-de-orinar/) s’explique surtout par le volume bu. Pour le mécanisme hormonal de l’alcool, voir [la diurèse provoquée par la bière](https://www.thebeertimes.com/cerveza-deshidratacion-diuresis-verano-alcohol-hormona/).

## Que disent les études sur la bière et les calculs rénaux ?

Trois grandes cohortes ont observé moins de calculs chez les buveurs de bière. Le chiffre le plus cité provient de 27 001 fumeurs finlandais, chez qui chaque bouteille quotidienne était associée à un risque relatif de 0,60 (Hirvonen et al., 1999).

Un risque relatif de 0,60 signifie 40 % de cas en moins par rapport à ceux qui ne buvaient pas cette bouteille.

\text{Réduction} = (1 – 0{,}60) \times 100

\text{Réduction} = 40\,\%

Aucun de ces travaux ne démontre que la bière cause cette protection.

Il s’agit d’études observationnelles fondées sur des questionnaires. Les auteurs ont ajusté leurs résultats en fonction d’autres facteurs, sans pouvoir tous les écarter.

L’explication la plus probable est l’apport de liquide. Curhan et Ferraro ont aussi constaté moins de calculs avec le café, le thé et le vin, ce qui désigne le volume d’eau et non une propriété exclusive de la bière.

Une analyse transversale plus récente portant sur des adultes américains (NHANES 2007 à 2018) a également relevé moins d’antécédents de calculs dans certains groupes de buveurs (Wei et al., 2024). Ce type d’étude mesure tout à un seul moment, il ne permet donc pas de savoir ce qui est venu en premier.

Le tableau résume les trois études prospectives. Les chiffres concernent la bière au sein de chaque analyse.

| **Étude** | **Population** | **Suivi** | **Résultat pour la bière** |
| --- | --- | --- | --- |
| Curhan et al., 1996 | 45 289 hommes de 40 à 75 ans, États-Unis | 6 ans | 21 % de risque en moins pour chaque tranche de 240 ml par jour |
| Hirvonen et al., 1999 | 27 001 hommes fumeurs de 50 à 69 ans, Finlande | 5 ans | 40 % de risque en moins pour chaque bouteille quotidienne |
| Ferraro et al., 2013 | 194 095 participants issus de trois cohortes, États-Unis | Plus de 8 ans (médiane) | 41 % de risque en moins pour la consommation la plus élevée par rapport à la plus faible |

## La bière est-elle mauvaise pour les reins ?

Tout dépend de la quantité.

Chez 11 023 médecins américains de sexe masculin suivis pendant 14 ans, boire sept verres ou plus par semaine n’a pas été associé à une moins bonne fonction rénale (Schaeffner et al., 2005). Le risque était même un peu plus faible que chez ceux qui buvaient un verre par semaine ou moins.

Le problème apparaît avec une consommation élevée. En Australie, boire 30 g d’alcool ou plus par jour, soit entre deux et trois bières de 330 ml selon leur degré d’alcool, a été associé à davantage d’albuminurie, cette perte de protéines dans les urines qui annonce souvent une atteinte rénale (White et al., 2009).

La National Kidney Foundation avertit que boire régulièrement en excès double le risque de maladie rénale. Elle signale aussi qu’une alcoolisation massive peut provoquer une atteinte rénale aiguë allant jusqu’à nécessiter une dialyse.

L’excès d’alcool fait en outre monter la tension artérielle et abîme le foie, deux problèmes qui finissent par toucher les reins.

## Pourquoi la bière peut-elle favoriser un autre type de calculs ?

La bière est la boisson alcoolisée la plus associée à la goutte. Chez 47 150 hommes suivis pendant 12 ans, chaque bière quotidienne était associée à un risque de goutte accru de 49 % (Choi et al., 2004).

L’excès d’acide urique peut aussi former des calculs d’acide urique. Les personnes qui en ont déjà eu ou qui souffrent de goutte ne devraient pas voir la bière comme une protection. Pour comprendre le mécanisme, voir [le lien entre la bière et l’acide urique](https://www.thebeertimes.com/fr/biere-et-acide-urique/).

## Boire de la bière aide-t-il en cas de colique néphrétique ?

Rien ne prouve que boire beaucoup de liquide aide à expulser le calcul pendant une colique. Une revue Cochrane n’a pas trouvé de preuves fiables en faveur de l’hydratation forcée ni des diurétiques dans la colique urétérale aiguë (Worster et Bhanich Supapol, 2012).

Les recommandations de l’Association européenne d’urologie traitent la colique néphrétique comme une urgence qui exige de soulager la douleur immédiatement (Türk et al., 2016). Attendre que quelques bières règlent le problème ne fait que retarder la consultation.

Il n’existe pas non plus d’études sur le remède de la bière chaude. Aucun des travaux cités n’a évalué la température de la boisson.

## Qui devrait demander l’avis d’un médecin avant de boire de la bière ?

Les personnes atteintes d’une maladie rénale chronique, dialysées ou greffées du rein doivent interroger leur néphrologue. Dans ces situations, on surveille les apports en liquides, certains minéraux et l’interaction de l’alcool avec les médicaments.

La National Kidney Foundation recommande de toujours consulter en cas de maladie ou de traitement que l’alcool pourrait perturber. Pour qui souhaite réduire sa consommation, il existe des [stratégies pour arrêter de boire de la bière](https://www.thebeertimes.com/fr/comment-arreter-de-boire-de-la-biere/) fondées sur des données scientifiques.

Pour tous les autres, la façon la plus fiable de prendre soin de ses reins reste de boire suffisamment d’eau, de surveiller sa tension artérielle et de ne pas dépasser une consommation modérée d’alcool.

## Questions fréquentes (FAQ)

### 1. La bière est-elle bonne pour les reins ?

On ne peut pas dire qu’elle soit bonne. Les études associent une consommation modérée à moins de calculs rénaux, probablement grâce au liquide qu’elle apporte, alors qu’une consommation élevée est associée à des lésions rénales.

### 2. La bière aide-t-elle à expulser les calculs rénaux ?

Rien ne le prouve. Une revue Cochrane n’a pas trouvé de preuves fiables que forcer les apports en liquides facilite l’expulsion pendant une colique. La colique néphrétique nécessite une prise en charge médicale.

### 3. La bière sans alcool est-elle bonne pour les reins ?

Elle apporte du liquide sans l’effet de l’alcool. Dans un essai, elle a produit la même quantité d’urine que la bière alcoolisée. Elle n’a pas de propriétés particulières pour le rein et, en cas de maladie rénale avancée, elle compte elle aussi dans le contrôle des apports en liquides.

### 4. Une personne en insuffisance rénale ou greffée du rein peut-elle boire de la bière ?

C’est à décider avec son néphrologue. En cas de maladie rénale et après une greffe, on surveille les apports en liquides et l’interaction de l’alcool avec les médicaments.

### 5. La bière chaude est-elle utile pour les reins ?

Aucune étude ne le confirme. Les recherches sur la bière et les calculs n’ont pas évalué la température et aucune ne montre d’effet thérapeutique.

## Références

1. Choi, H. K., Atkinson, K., Karlson, E. W., Willett, W., & Curhan, G. (2004). Alcohol intake and risk of incident gout in men: a prospective study. *The Lancet, 363*(9417), 1277–1281. [https://doi.org/10.1016/S0140-6736(04)16000-5](https://doi.org/10.1016/S0140-6736%2804%2916000-5)
2. Curhan, G. C., Willett, W. C., Rimm, E. B., Spiegelman, D., & Stampfer, M. J. (1996). Prospective study of beverage use and the risk of kidney stones. *American Journal of Epidemiology, 143*(3), 240–247. [https://doi.org/10.1093/oxfordjournals.aje.a008734](https://doi.org/10.1093/oxfordjournals.aje.a008734)
3. Ferraro, P. M., Taylor, E. N., Gambaro, G., & Curhan, G. C. (2013). Soda and other beverages and the risk of kidney stones. *Clinical Journal of the American Society of Nephrology, 8*(8), 1389–1395. [https://doi.org/10.2215/CJN.11661112](https://doi.org/10.2215/CJN.11661112)
4. Hirvonen, T., Pietinen, P., Virtanen, M., Albanes, D., & Virtamo, J. (1999). Nutrient intake and use of beverages and the risk of kidney stones among male smokers. *American Journal of Epidemiology, 150*(2), 187–194. [https://doi.org/10.1093/oxfordjournals.aje.a009979](https://doi.org/10.1093/oxfordjournals.aje.a009979)
5. Hobson, R. M., & Maughan, R. J. (2010). Hydration status and the diuretic action of a small dose of alcohol. *Alcohol and Alcoholism, 45*(4), 366–373. [https://doi.org/10.1093/alcalc/agq029](https://doi.org/10.1093/alcalc/agq029)
6. National Kidney Foundation. (s.d.). Alcohol and your kidneys. [https://www.kidney.org/kidney-topics/alcohol-and-your-kidneys](https://www.kidney.org/kidney-topics/alcohol-and-your-kidneys)
7. Polhuis, K. C. M. M., Wijnen, A. H. C., Sierksma, A., Calame, W., & Tieland, M. (2017). The diuretic action of weak and strong alcoholic beverages in elderly men: a randomized diet-controlled crossover trial. *Nutrients, 9*(7), 660. [https://doi.org/10.3390/nu9070660](https://doi.org/10.3390/nu9070660)
8. Schaeffner, E. S., Kurth, T., de Jong, P. E., Glynn, R. J., Buring, J. E., & Gaziano, J. M. (2005). Alcohol consumption and the risk of renal dysfunction in apparently healthy men. *Archives of Internal Medicine, 165*(9), 1048–1053. [https://doi.org/10.1001/archinte.165.9.1048](https://doi.org/10.1001/archinte.165.9.1048)
9. Türk, C., Petřík, A., Sarica, K., Seitz, C., Skolarikos, A., Straub, M., & Knoll, T. (2016). EAU guidelines on diagnosis and conservative management of urolithiasis. *European Urology, 69*(3), 468–474. [https://doi.org/10.1016/j.eururo.2015.07.040](https://doi.org/10.1016/j.eururo.2015.07.040)
10. Wei, B., Tan, W., He, S., Yang, S., Gu, C., & Wang, S. (2024). Association between drinking status and risk of kidney stones among United States adults: NHANES 2007–2018. *BMC Public Health, 24*, 820. [https://doi.org/10.1186/s12889-024-18307-1](https://doi.org/10.1186/s12889-024-18307-1)
11. White, S. L., Polkinghorne, K. R., Cass, A., Shaw, J. E., Atkins, R. C., & Chadban, S. J. (2009). Alcohol consumption and 5-year onset of chronic kidney disease: the AusDiab study. *Nephrology Dialysis Transplantation, 24*(8), 2464–2472. [https://doi.org/10.1093/ndt/gfp114](https://doi.org/10.1093/ndt/gfp114)
12. Worster, A. S., & Bhanich Supapol, W. (2012). Fluids and diuretics for acute ureteric colic. *Cochrane Database of Systematic Reviews*, 2, CD004926. [https://doi.org/10.1002/14651858.CD004926.pub3](https://doi.org/10.1002/14651858.CD004926.pub3)

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- [Pourquoi la bière fait-elle monter l’acide urique ? Ce que la science sait de la goutte et de la bière](https://www.thebeertimes.com/fr/biere-et-acide-urique/)
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